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Chère douleur,
Aujourd'hui je vous écris de ma bulle, car écrire est le seul remède que j'ai trouvé pour m'exprimer. Aujourd'hui j'ai pleuré à cause de vous Douleur. Une larme de plus j'ai versé. Chaque nuit je me baigne dans un Etang de Larmes que nul ne connaît. Mon c½ur lui aussi pleure. Mon âme, elle, a déjà pleurée toutes ses larmes. Je n'arrive pas à comprendre. Dégout, haine, trahison, mensonge, ranc½ur : sentiments cachés entre le couloir de la joie et de la mélancolie. Douleur, le sens du mot 'vivre' ne signifie rien quand Vous toquez chaque soir à ma porte. Car chaque soir il y a une larme de plus dans mon étang. Bientôt, se sera un océan. Je n'ai pas eu le courage de vous écrire plus tôt, je suis désolé, je ne trouvais pas les mots. Aujourd'hui j'ai besoin de vous faire part de mon air mélancolique. Je passe mes jours et nuits à boire dans la bouteille de larmes, je pense que je vais bientôt devenir alcoolique. Je fuis pour méditer, j'aime pour saigner, je me trahis pour souffrir, et quand l'amour naît, il Vous fait naître en moi, Douleur. Vous régnez toujours en moi, comme un roi règne sur son trône. Je vous parle comme si vous étiez un être vivant. Vous êtes la base de mon existence. Vous mourrez quand moi je m'éteindrai. Vous êtes invisible. Personne ne vous voit, Douleur. Les gens autour de moi croient que je suis folle quand je pleure. Pourquoi êtes-vous caché ? Comment vous décrire quand vous vous cachez tout au fond de mon être ? Vous êtes le seul à avoir la clé de mon c½ur et vous vous permettez d'y rentrer quand tout va mal. Unique est Celui qui me guide vers le bon chemin mais avec Vous à mes cotés, Douleur, je suis bloqué. Les choses font de nous ce que l'on est et chaque jour une partie de moi s'envole vers un autre être. Je regrette de laisser les gens partir avec une partie de moi-même car à la fin il ne me restera plus rien. Je quitterais ce monde comme une poussière. Douleur, vous me jetterez comme une bouteille à la mer. Peut être que personne ne verra que je serais partie. Faible à l'intérieur, le courage n'est plus un de mes points fort. Douleur, Vous êtes celui qui me faites mourir chaque jour. Vous êtes devenu tout le poids de mon corps. Personne ne mérite mes larmes et mes pleurs mais Vous Douleur, Vous êtes le seul à mérité toutes ces choses. Peut être ne suis-je pas assez courageuse et forte pour me battre. Peut être qu'enfin de compte ce n'est pas Vous le problème, mais c'est moi...
Soufa,